D’après certain projet du gouvernement : l’euthanasie resterait interdite, mais elle pourrait être autorisée par exception ». « Mise à mort dans l’obscurité et le silence » : d’après ce projet « une personne de confiance », « une personne d’autorité », un « comité » pourraient décider de la mise à mort d’une personne en situation de faiblesse. Des déprimés signeraient à l’avance leur condamnation à mort. Du temps de la peine de mort, cette décision était réservée à la Cour d’Assises, avec un procès public, les droits de la défense et des avocats, la possibilité d’un recours en Cassation. Désormais une personne privée, un comité anonyme se verront donner le droit de prononcer une peine de mort, sans avocat, sans appel, sans cassation, sans recours en grâce. Il y a des « cas, des exceptions », faisait répondre le Président de la République à un médecin qui s’inquiétait de ces projets. Ainsi il y aurait des exceptions à l’abolition de la peine de mort.