Le Pr Denys Pellerin, de l’Académie nationale de médecine : « Nous considérons qu’un médecin qui donne la mort n’est pas un médecin. Son rôle est de soigner et d’accompagner. Les conséquences d’une dépénalisation de l’euthanasie seraient très graves : d’abord, cela engendrerait une perte de confiance du patient dans le personnel soignant ; ensuite, l’assistance médicalisée pour mourir ouvrirait une dangereuse brèche, menaçant en premier lieu les personnes les plus vulnérables. Il est de notre devoir de dénoncer le risque d’une grave dérive pour notre société » Le groupe de l’Institut Curie : « Quel message sera alors reçu par les plus fragiles, rendus euthanasiables ? « Ai-je encore ma place dans la société ? Dois-je demander la mort pour soulager ma famille ? » Quelle confiance donnera-t-on aux médecins si ceux-ci sont à même de proposer ou d’ordonnancer la mort ?