« Jamais ne s’effacera le souvenir de la visite que je fis à l’unité de soins palliatifs où elle déployait sa généreuse énergie. Je connaissais sa tâche et m’en entretenais de temps à autre avec elle. D’emblée m’avait frappé la force, la douceur qui émanaient de ses paroles. Je les retrouvais chez les médecins et les infirmières qui m’accueillirent dans son service. Ils me dirent leur passion, leurs efforts, les retards de la France, les résistances à vaincre. Puis ils m’accompagnèrent au chevet des mourants. Quel était le secret de leur sérénité ? Où puisaient-ils la paix de leurs regards ? Chaque visage a marqué ma mémoire de son empreinte comme le visage même de l’éternité. » (La mort intime, éditions Robert Laffont).